Préambule à cet article : La Varlope traitera de la vie même de ce matériau qu’est le bois, avec ses propriétés, ses caractéristiques, ses maladies, les différentes espèces ….Le bois a une structure hétérogène , est anisotrope et hygroscopique .
  La connaissance nous appartient , La Varlope ne trouve pas honteux de lire certains extraits sur le bois et de les restituer (ne faisions nous pas cela à l’école…) . Il y a beaucoup de respect pour ceux qui nous font partager ce savoir , n’hésitez pas à recopier tout ce que j’écris , je structure mes informations, je les agrémente des photos que je prend moi même,  prenez simplement soin de le faire dans le même esprit , transmettre notre passion par la toile, « le web » .

Cet article sera complémentaire de  » Un ami de l’homme : L’ARBRE «

 

 

 

1.  Bois employés en menuiserie

1.1.      Propriétés des bois

Structure

Le bois est une substance organisée comprenant des fibres des cellules et des vaisseaux. Les cellules sont de petits éléments visibles seulement au microscope ; les fibres sont des cellules allongées en forme de fuseau, les vaisseaux sont formés par la juxtaposition de plusieurs cellules dont le contenu a disparu ; ils conduisent la sève. Tous les éléments du bois sont imprégnés d’une substance appelée lignine, qui assure leur rigidité. Le bois est l’élément résistant de la tige et des racines des arbres.

 

Constitution des bois

 

L’examen de la coupe transversale d’un arbre fait apparaître plusieurs zones, de la périphérie au centre (fig 1)

 

1°)  l’écorce, est caractéristique pour chaque essence. C’est à l’écorce et aux feuilles que l’on reconnaît l’arbre sur pied. Sous l’écorce se trouvent des tissus en formation et des tissus conducteurs. L’écorce est une véritable enveloppe protectrice de l’arbre . L’écorce comprend l’épiderme ou écorce morte (ou encore le suber) et le liber ou écorce vivante ; le liber est la couche blanche qui double l’écorce dans les jeunes tiges. Le liber comporte les canaux par lesquels la seve monte depuis les racines ;
2°)  l’aubier, ou bois en formation, de couleur claire est une couche de bois ferme, encore en formation, de couleur plus claire que le bois interne. Chaque année la couche intérieure de l’aubier se transforme en « bois parfait », tandis qu’il se forme une nouvelle couche extérieure. En règle générale, l’aubier n’est jamais utilisé pour les parties apparentes, car il est sujet aux attaques des champignons et insectes destructeurs du bois. et ceci en raison de sa dureté inférieure à la dureté du bois parfait, et de sa richesse en amidon L’aubier nuit à la solidité de la construction;
3°)  le cœur, ou bois ancien, ou bois parfait ou duramende couleur foncée provient des transformations successives de l’aubier et constitue la masse principale du tronc. Chaque couche concentrique formée par I’aubier se divise eu deux parties, plus ou moins distinctes:
– le bois d’été, compact et plus foncé et
– le bois de printemps plus clair et plus tendre.
Dans nos régions tempérées, le nombre de couches concentriques indique l’âge de l’arbre. De ce fait on les appelle aussi « couches annuelles ». La largeur des couches est variable, exemple: l’épicéa de plaine ou de montagne. La végétation plus longue en plaine, entraîne des couches annuelles plus larges. Pour les bois tropicaux, les couches sont saisonnières ;
4°)  la moelle, surtout visible dans les jeunes arbres est une matière molle et spongieuse se trouvant  au coeur du tronc. Fonction: communication par petits canaux appelés «rayons médullaires» pour le rôle d’échange avec l’écorce et la masse du bois. Le coeur du tronc ne peut en principe pas être utilisé. Il faut donc l’éliminer ainsi que l’aubier. Dans certains cas la partie « coeur » est très faible et la planche relativement étroite; il suffit alors de la refendre.

Entre le bois et le liber se trouvent un certain nombre de cellules constituant l’assise génératrice ( le cambium).C’est à partir de cette couche externe de l’aubier ou cambium que s’effectue la croissance de l’arbre, la zone interne de l’aubier se transformant chaque année en un cerne de bois parfait. Chaque année donc , du printemps à l’automne, sont créées une nouvelle couche de bois vers l’intérieur et une nouvelle couche de liber vers l’extérieur. Pendant l’hiver, c’est le repos. Le bois est ainsi disposé en couches concentriques. Chaque couche représente un accroissement annuel et comprend le bois d’été, appelé improprement bois d’automne, compact et foncé, formé surtout de fibre, et le bois de printemps, plus léger, plus clair, formé surtout de vaisseaux. La différence de ton des deux bois (printemps et été) permet de distinguer facilement les couches annuelles successives. Le nombre de ces couches donne, dans les régions tempérées, le nombre d’années de l’arbre.

 

Dans les régions tropicales, où chaque année comprend deux périodes de végétation et deux périodes de repos, le nombre de couches donne le double de l’âge de l’arbre. Ces différentes couches sont traversées par les rayons médullaires dont le nombre croît avec l’âge de l’arbre.

 

La sève monte des racines aux feuilles dans les vaisseaux du bois. Dans les feuilles, elle se transforme en sève organique ou élaborée qui, circulant à travers le liber et les rayons médullaires, va nourrir toutes les parties du végétal.

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Propriétés du bois

Elles dépendent de son âge, de la partie de l’arbre où il a été prélevé, des conditions de vie de l’arbre : provenance, climat, nature du sol, peuplement de la forêt.

 

Tous ces éléments doivent être précisés si l’on définir exactement un bois. Ajoutons que les défauts et altérations d’un bois modifient sensiblement ses propriétés. Voici les propriétés générales des bois .

 

a) Propriétés physiques

Humidité

On sait que le bois a la propriété d’absorber de la vapeur d’eau dans un milieu humide et, au contraire, de perdre une partie de son eau dans un milieu sec. Sa teneur en eau est donc variable.

On appelle humidité ou coefficient d’humidité d’un bois, la quantité d’eau que renferme le poids de bois qui, après parfaite dessiccation, se réduit à 100 grammes.
Le degré d’humidité qualifie les bois :
– supérieur à 30 % : bois verts (construction hydraulique) ;
– de 23 à 30 % : bois mi-secs (construction exposée à la pluie);
– de 18 à 22 % : bois commercialement secs (construction en local ouvert);
– de 13 à 17 % : bois secs à l’air (construction en local chauffé);
– inférieur à 13 % : bois désséchés (local fortement chauffé).
– 0 % : bois anhydre (il n’est pas utilisé)

Ce dernier état s’obtient par séchage artificiel . L’humidité de 15 % est l’humidité normale.

Rétractibilité

On appelle rétractibilité la variation de volume du bois sous l’influence des variations d’humidité. Elle se manifeste seulement pour des humidités inférieures à 30%. Si le volume augmente, il y a gonflement, s’il diminue, il y a retrait.
Les bois présentant un fort retrait (de 15 à 20% du volume) ne peuvent être conservés en grumes et doivent être débités rapidement sur quartier (cf Débit et conservation des bois). Le coefficient de rétractibilité volumétrique donne, en %, la variation de volume pour une variation de 1% de l’humidité.
Les bois à faible coefficient de rétractibilité (0,15 à 0,35%) sont peu nerveux et conviennent pour l’ébénisterie et la menuiserie. Les bois qualifiés nerveux ont un coefficient de rétractibilité compris entre 0,35 et 0,55 %. On les utilise en charpente. Les bois très nerveux ont un coefficient de rétractibilité supérieur à 0,55 % et sont difficilement utilisables.

 

La rétractibilité n’affecte pas également les trois dimensions de la pièce. Elle est presque nulle dans le sens axial (fil du bois) .
Dans le sens radial (suivant un rayon de l’arbre), elle est deux fois plus faible que dans le sens tangentiel (tangent aux couches annuelles du bois ). Ces retraits inégaux  dans les bois en grumes, c’est à dire abattus, débranchés et recouverts de leur écorce, créent des tensions internes qui provoquent des fentes ou gerçures. Le retrait est aussi à considérer dans les bois débités. D’après ce que nous avons vu plus haut, les planches telles que m,n,p,q, débitées sur mailles, subissent très peu les effets du retrait.
L’aubier renfermant plus d’eau que le cœur, la planche, après dessiccation, prendra la forme m’,n’,p’,q’, amincie aux extrémités. Cependant, ces planches se fendent quelquefois longitudinalement.

 

Les planches de dosse tangentes à l’une des couches (a,b,c,d) ont leur largeur dans le sens tangentiel et subissent ainsi plus fortement le retrait. La face a,b  plus près du cœur, se retire moins que la face c,d et la planche prend la forme d’une portion d’anneau cylindrique a’,b’,c’,d’ . On dit qu’elle tire à cœur.
On atténue le retrait en faisant subir au bois débités l’immersion. Il faut surtout éviter une dessiccation trop rapide ; on fait pour cela sécher les bois à l’ombre dans un local bien aéré.

Densité

Elle est aussi une caractéristique physique des bois et elle s’exprime par un nombre.
Dire que la densité du charme est 0,80, c’est dire qu’un décimètre cube de charme pèse 0,800 kg. La densité dépend de l’essence, de la structure et de la teneur en eau. Dans un même arbre, elle varie selon le point de prélèvement.
Le tableau suivant donne pour les différentes essences la valeur moyenne de la densité normale correspondant à une humidité normale de 15 %.

 

Valeur moyenne de la densité
Bois résineux :
Sapin………….0,45
Pin sylvestre….0,50
Mélèze……….0,60
Epicéa……….0,48
Bois fins :
Cormier………0,80
Cerisier……..0,70
Poirier………0,70
Pommier………0,75
Prunier………0,80
Bois blancs :
Aulne………..0,55
Bouleau………0,65
Erable……….0,65
Platane………0,65
Peuplier……..0,45
Tilleul………0,45

 

Bois durs :
Chêne rouvre…….0,75
Châtaignier……….0,66
Frêne……….…….0,75
Orme…………….0,70
Hêtre….. ………..0,70
Noyer…………….0,70
Charme……….…0,80
Acacia……………0,75
Bois Exotiques :
Acajou ….…0,90
Cèdre…….…0,65
Ebène………1,20
Gaïac……….1,30
Palissandre..1,05

 

Dilatabilité

Le bois, comme les métaux, augmente de volume lorsque sa température s’élève. Mais la variation de volume due aux changements de température est très faible et négligeable devant celle qui provient de la rétractibilité.          Cette dernière s’opère souvent en sens inverse de la première. (Ex : Elévation de 1°C entraîne dilatation axiale de 0,005mm/m et dilatation radiale et tangentielle

Dureté

On dit qu’un corps est plus dur qu’un autre lorsqu’il peut le rayer. Le bois est d’autant plus dur que les couches annuelles sont moins larges et que la production de bois de printemps est plus faible. La dureté se détermine par des méthodes dont l’étude dépasse le cadre  de ce modeste article. On l’apprécie grossièrement en considérant la résistance du bois à la pénétration de l’outil. Elle varie à peu près comme le carré de la densité. Nous verrons plus loin que la dureté sert à classer les bois.

Un bois tendre c’est 
– une faible densité (400 600 kg/m3)
– léger et cassant
– moins durable s’il est exposé à l’humidité
– moins résistant aux parasites
– de teinte généralement plus claire
– une texture plus ouverte
– une mauvaise stabilité (gonflements et retraits)
– économique et facilement disponible

Un bois dur c’est
– une forte densité (jusqu’à 1000 kg/m3)
– très résistant mais lourd
– convient à un usage extérieur
– plus résistant aux parasites et au pourrissement
– de teinte variée
– une texture dense, plus difficile à travailler
– une bonne  stabilité vis à vis des gonflements et retraits
– plus cher et plus rare

Durabilité

Cette qualité devient primordiale lorsque le bois est exposé à l’humidité, et ce, pas seulement à l’extérieur, mais aussi dans toutes les pièces dont l’hygrométrie est élevée (cuisine, salle de bains…) Chez la plupart des bois, l’aubier, tout comme certains bois de coeur, a en effet tendance à se tacher facilement. En revanche, par nature, la plupart des bois tropicaux et des résineux résistent mieux au pourrissement.

Le fil du bois 

Le fil du bois se détermine d’après l’aspect des fibres sur les faces d’une pièce débitée. Une pièce est en «bois de fil» lorsque les fibres sont parallèles aux faces de la pièce. Une pièce est en « bois de travers» ou «fil travers» lorsque les fibres sont obliques. En coupant une pièce perpendiculairement aux fibres, la section obtenue se nomme «bois de bout». L’importance de la direction du fil est évidente, coupe facile et nette dans le sens du fil, coupe difficile avec risques d’éclats et d’arrachement lorsqu’on travaille à «contre-fil». Repérer le sens du fil est donc surtout important avant de dégauchir, de raboter ou de moulurer.

la couleur

Chaque bois a sa propre couleur. L’air et la lumière influent sur la teinte des bois débités. Un bois altéré présente toujours une coloration anormale. Couleur différente entre bois vert et bois sec: L’aulne se teinte après abattage. La couleur est un facteur important en ébénisterie, à choisir selon les styles.

l’odeur

Chaque bois a son odeur spécifique qui s’affaiblit au séchage. Certaines sont fortes, d’autres sont agréables, mais un bois altéré a presque toujours une odeur nauséabonde. Coloration anormale et odeur nauséabonde sont deux caractéristiques d’un bois altéré. Veillez-y lors du choix du bois.

Ia conductibilité thermique

La structure poreuse du bois lui confère un rôle d’isolant dans les constructions avantage des cloisonnements et revêtements.

Ia conductibilité phonique

Le bois et ses dérivés ont la propriété d’absorber partiellement le bruit, donc de réduire l’écho et la résonance. L’habillage-bois agit comme élément d’isolation phonique et thermique, en plus de son rôle esthétique car il rend l’environnement familier et chaud.Exemple: lambris.

b) Propriétés mécaniques

 

Résistance à l’extension ou à la traction

Une pièce subit une contrainte d’extension ou de traction lorsqu’une force tend à l’allonger (Ex : montants suspendant une étagère à une poutre ).
La valeur moyenne de la résistance à l’extension est si F dans le sens des fibres :
– pour les bois durs en menuiserie, de 1 kgf par mm2 de section.
– pour les autres bois, de 0 ,5 kgf par mm2 de section

 Dans le sens radial et tangentiel il ne faut pas dépasser :

– 0 ,5 kgf par mm2 de section pour les résineux et les bois blancs
– 0 ,1 kgf par mm2 de section pour les bois durs.

Résistance à la compression

Une pièce subit une contrainte de compression lorsqu’une force tend à la raccourcir (Ex : pieds de table, poteaux). Si une pièce est plus de 5 fois plus longue que la plus petite dimension de la base (Rapport =5) ; elle est dite longue, sinon dite courte.

 

Pièces courtes : Charge de sécurité 0,40 kgf /mm2 de section.

 

Pièces longues : Rapport = 10 ; Ch de sécurité 0,30 kgf /mm2 
Rapport = 15 ; Ch de sécurité 0,25 kgf /mm2 
Rapport = 20 ; Ch de sécurité 0,20 kgf /mm2

 

Résistance à la flexion

Une pièce subit une contrainte de flexion lorsqu’une force tend à la faire fléchir (Ex : solives, lames de parquet). Cette résistance dépend de la forme de la section : une pièce résiste mieux sur champs que sur plat ; la section rectangulaire doit, pour les mêmes raisons, être préférée à la section carrée.

 

 

1.2.      Classification des bois

 

Différentes espèces de bois

Pour éviter toute confusion, les bois seront désignés par le nom de l’arbre qui les produit. On les classe ainsi :

 1°) bois durs, caractérisés par leur dureté et leur résistance(chêne, châtaignier, orme) 
2°) bois fins, caractérisés par leur dureté, structure homogène et  finesse de leur grain (cormier, pommier)
3°) bois blancs, plus légers, plus clairs que les précédents (peuplier, bouleau, tilleul, érable) 
4°) bois résineux, légers et résistants ; certaines de leurs cellules secrètent un liquide appelé résine.

On peut aussi classer les bois, d’après leur origine, en bois indigènes ou du pays et en bois exotiques provenant des régions tropicales.

 

 

 

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Chêne

Propriétés :  bois dur, résistant, durable à l’air ou sous l’eau (seulement le cœur), facile à travailler, susceptible d’être imprégné. L’aubier est rarement utilisable.

 

Utilisation :  bois de construction pour l’extérieur et l’intérieur, pour le bâtiment et le génie civil, les constructions hydrauliques, les ponts, les meubles, les placages, la tonnellerie, les pièces d’appui et colonnes, les parquets, les traverses de chemin de fer et autrefois la construction navale. L’écorce s’emploie en tannerie.

 

 Il en existe 300 espèces dans les régions tempérées de notre hémisphère.

Signalons parmi les espèces à feuilles caduques :

– le chêne rouvre, qui est très commun, dont les feuilles n’ont pas de poils en dessus et dont les fruits pendent. Le chêne rouvre et le chêne pédonculé sont tous deux , de grands arbres dans lesquels on peut faire des beaux débits, tant par leur équarrissage que par leurs qualités. Leur densité varie de 0,6 à 0,75. C’est d’eux seuls que l’on parle lorsqu’on dit « chêne » en matière de bois d’oeuvre ;

– le chêne tauzin ou chêne angoumois, que l’on rencontre dans l’Ouest et dans le Sud-Ouest et dont les feuilles ont en dessus des poils étoilés. Bois souvent impropre à la menuiserie ;

– le chêne faux liège de Provence dont les feuilles sont vertes en dessus et blanches en dessous ;

– le chêne chevelu, qui croît en Provence et dans le jura, dont les feuilles sont vertes sur les deux faces. Bois souvent impropre à la menuiserie.

 

Parmi les espèces à feuilles persistantes, citons :

– le chêne faux-houx, ou chêne yeuse, ou chêne vert, qui pousse dans le Midi et dans l’Ouest, à feuilles velues et dents épineuses. Bois souvent impropre à la menuiserie ;

– le chêne liège, que l’on rencontre dans le Midi. Bois souvent impropre à la menuiserie.
On peut encore classer les chênes d’après leur qualité. Les meilleures variétés sont : le chêne de Hongrie, qui croît dans l’Europe centrale et en Russie et qu’on utilise pour les beaux travaux de menuiserie et de sculpture ; le chêne des Vosges, dit de Hollande, qui est traité pendant deux ans par immersion, avant séchage et débitage.

 Quelle que soit son origine, le meilleur chêne se reconnaît extèrieurement à plusieurs signes. Il doit avoir peu d’aubier, la couleur du cœur ne doit pas être trop foncée, les couches annuelles doivent êtres apparentes et festonnées, plus foncées près de l’aubier qu’au cœur. Les rayons divergents de la maille doivent être visibles, continus, tranchant de couleur avec le bois même, qui doit être plus sombre qu’eux.

A cause de sa résistance, le chêne est le bois des menuiseries extérieures de bâtiments (portes et fenêtres). C’est également un très bon bois de charpente et de parquetage.

 

 

Châtaignier

 

Propriétés :  se travaille bien avec tous les outils ; se fend, se scie et tourne facilement, se rabote proprement. Grâce à sa forte teneur en tanin, il est très durable à l’air et sous l’eau.

 

Utilisation :  construction et meubles, traverses, parquets, linteaux de fenêtres, chaises, bancs, tables. Dans les pays du Sud, clôtures et poteaux.

 

C’est un arbre très répandu dans le centre de la France.

Malheureusement, il est attaqué par la maladie de l’encre et peu de sujets sont sains. Son bois, moins dur que celui du chêne, a une faible rétractabilité.

Cette qualité le fait chercher pour la fabrication des persiennes, des lames de parquet, des tonneaux, des piquets, etc…

 

 

Frêne

Propriétés :  bois dur, tenace, se travaillant bien, doué d’une bonne flexibilité que l’étuvage renforce. Durable en plein air après imprégnation.

 

Utilisation :  aménagements intérieurs, parquets, lambris, plafonds, meubles, tournage, charronnage, articles de sport, manches d’outils et panneaux à particule.

 

 Son bois, à aubier très abondant, est dur et élastique. Cette qualité le fait employer en charonnage, en construction aéronautique, en carrosserie, ainsi que pour la fabrication des barreaux d’échelles et des manches d’outils.

 

 

 

Hêtre

Propriétés :  bois dur, flexible, se travaillant plus ou moins bien suivant la station. Peu durable en plein air, mais s’imprègne facilement, ce qui améliore ce défaut.

 

Utilisation :  Essence indigène avec le plus d’emplois : bois de construction, traverses de chemin de fer, cellulose, panneaux, contreplaqué, placages, meubles, ustensiles, parquets, escaliers. Combustible apprécié.

 

 Le hêtre est un arbre à écorce lisse, de couleur jaune roux. Son bois dur est malheureusement cassant et peu résistant, ce qui élimine son emploi en charpente.

on le réserve pour le gros outillage, la fabrication d’établis, l’ébénisterie à bon marché et la saboterie

 

 

 

Orme

Propriétés :  bois mi-dur, se travaillant bien, flexible, avec de bonnes qualités mécaniques. Peu durable en plein air ; seul l’aubier s’imprègne.

 

Utilisation :  aménagement intérieur, meubles, placages, parquets, tournage.

 

 

Il en existe deux variétés :

– l’orme champêtre ou orme rouge ou ormeau;
– l’orme blanc.
Ce dernier est un bois fibreux dur, élastique, se fendant difficilement.
Ces qualités le destinent au charonnage (fabrication des moyeux et des jantes) et à la construction des escaliers. Sa loupes est recherché par les ébénistes.

 

 

 

Noyer

Propriétés :  bois moyennement dur et durable, facile à travailler, résistant bien à la flexion quand il est sans nœuds et de fibre droite. Bois de menuiserie utilisé en général étuvé.

 

Utilisation :  convient bien pour toutes sortes d’aménagements intérieurs recherchés, meubles de toute nature, boiseries, placages, parquets, crosses de fusil. Les beaux sujets se paient cher.

 

 

Par son grain fin, sa structure homogène, la couleur de son bois qui varie du gris blanc au brun, les veines noires qui l’agrémentent, le noyer est par excellence un bois d’ébénisterie. on tire de ses loupes de beaux placages. Le noyer convient également pour les travaux de modelage et pour la fabrication des crosses de fusil. Les plus belles espèces sont celles du Sud-Ouest, de l’Auvergne, du Dauphiné et de la Savoi. On trouve dans le centre et en Bourgogne des noyers gris, en Normandie des noyers blancs.

 

 

 

Charme

 

Propriétés :

 

Utilisation :…………………………………………………………………………………………………………

 

 C’est un arbre assez commun, préférant les sols pierreux aux sols humides. Son bois blanc, dont le grain est serré, est sujet à la vermoulure. On l’utilise pour la fabrication des presses et des vis. Il remplace le cormier pour la confection des fûts, des varlope et des rabots.

 

 

 

Cornouiller

 

Propriétés :

 

Utilisation :……………………………………………………………………………………………………………

 

 

C’est un arbrisseau dont le bois très élastique remplace avantageusement celui du frêne pour la fabrication des barreaux d’échelles et des manches d’outils.

 

 

 

acacia

Acacia

 

Propriétés :

 

Utilisation :……………………………………………………………………………………………………….

 

 

C’est un arbre des régions tropicales. En France, on a acclimaté le faux acacia ou robinier. Son bois, tenace et élastique, est employé en charronnage pour la fabrication des rais de roues.

 

 

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——————————–            BOIS FINS          ———————————

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Cormier

 

 

Le Cormier est un arbre à l’écorce brun-orangé, aux feuilles caduques pennées (13 à 21 folioles) et aux fleurs blanches. C’est un bois lourd et très dur . Il résiste très bien au frottement. C’est pour cela qu’il est le bois le plus apprécié pour la confection des fûts d’outil, des dents d’engrenages et des coussinets de tour. Sa loupe est très belle.

Bois fruitiers

 

Propriétés :

 

Utilisation :……………………………………………………………………………………………………….

 

 

Le pommier (feuilles représentées ci dessus), le poirier, le prunier, le cerisier sont des bois fins utilisés surtout en ébénisterie et en sculpture; les variétés sauvages sont plus recherchées que les cultivées.  Dans cette catégorie, on peut encore citer le buis, le houx, le mûrier et le néflier.

 

 

 

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——————————-        BOIS BLANCS          ——————————-

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Peuplier

 

Propriétés :

 

Utilisation :……………………………………………………………………………………………………….

 

 Cet arbre, très élancé, croît rapidement dans les sols profonds et humides; on distingue les espèces suivantes :

 

1°) Le peuplier blanc, ou peuplier de Hollande.
2°) Le grisard, qui, travaillé très sec, est employé pour faire des marches d’escalier .
3°)  Le peuplier des carolines, qui donne un bois ferme et apprécié; il permet d’obtenir une volige de bonne qualité .
4°)  Le peuplier d’Italie, ou peuplier noir, dont les branches sont serrées contre le tronc; il a la forme d’un fuseau; peu résistant et bon marché, il sert à la fabrication des caisses.
5°)  Le peuplier tremble, qui doit son nom au mouvement de ses feuilles; son bois très léger est employé pour la fabrication des allumettes.

Bouleau

Propriétés :  bois tendre mais tenace, élastique, de bonne qualité mécanique, susceptible d’être imprégné. Peu durable en plein air sans traitement de préservation.

 

Utilisation :  ne convient pas pour la construction, peu demandé pour les meubles. Utilisé pour des décorations d’intérieur, le tournage, la sculpture, les parquets et surtout comme bois de feu pour cheminées de salon.

 

Le bouleau est un bois à écorce blanchâtre, très répandu en France . Facile à travailler, on l’utilise pour faire des jougs, des sabots, des ridelles et des brancards. Il convient également pour la fabrication du contreplaqué.

 

 

 

Tilleul

Propriétés :  bois tendre, léger, tenace, se travaillant très bien, susceptible d’être imprégné. Peu durable en plein air sans préservation.

 

Utilisation :  ne s’emploie pas dans la construction ; apprécié pour la sculpture et le tournage, les crayons, les allumettes, la laine de bois, les planches à dessin, la construction de modèles et les placages.

Cet arbre fournit un bois homogène dont la couleur varie du blanc jaunâtre au jaune rougeâtre. Son grain fin en fait un bois de scupture, de tournage de modelage ou de lutherie. Peu résistant dans le sens perpendiculaire au fibres, il doit être écarté pour les travaux de menuiserie.

Trois espèces croissent en France :

 – Le tilleul des bois àpetits fruits arrondis;
– Le tilleul à grandes feuilles;
– Le tilleul argenté.

 

 

 

Marronnier d’Inde

 

Propriétés :

 

Utilisation : ……………………………………………………………………………………………………………..

 

Le bois de cet arbre a des propriétés voisines de celles du tilleul. Il est utilisé dans l’ébénisterie à bon marché.

 

 

 

Erable

Propriétés :  bois de bonne qualité mécanique, comparable au hêtre, assez tendre, se travaille et s’imprègne bien. Peu durable en plein air.

 

Utilisation :  employé dans la construction seulement à l’intérieur ; meubles (surtout pour les parties internes claires), chaises, tables et ustensiles de cuisine ; modèles, instruments, panneaux de particules ; se tourne et se sculpte bien.

 

 

 

Son bois est blanc jaunâtre, son grain est serré et fin. Il en existe plusieurs espèces :

 1°) L’erable ou faux platane, ou sycomore, assez commun, d’un blanc mat, bien maillé
2°) L’érable champêtre, à liège très rugueux, d’un blanc brillant.
3°) L’érable platane, que l’on rencontre dans les montagnes.

 Ces bois sont très estimés pour les travaux de tournage et de lutherie

 

 

 

Aulne

 

Propriétés :

 

Utilisation : ……………………………………………………………………………………………………………..

 

L’aulne ou aune, pousse vers les bords de rivières et donne un bois jaune rougeâtre, léger, sujet à la vermoulure et de peu de valeur en menuiserie. Il se fend facilement. Les modeleurs en font une grande consommation pour les travaux soignés. Son aptitude à prendre la teinture en fait également un bois d’ébénisterie. On rencontre les espèces suivantes :

1°) L’aulne vert, de faible taille, qui pousse dans les Alpes;
2°) L’aulne glutineux, ou verne, très commun, qui peut atteindre 30 mètres;
3°) L’aulne blanchâtre du Jura et des Alpes, très court (1 à 4 mètres).

Platane

 

Propriétés :

 

Utilisation : ……………………………………………………………………………………………………………..

 

C’est un arbre à bois blanc, à écorce fine se détachant par larges plaques irrégulières. Il peut atteindre 40 mètres. Son bois, se fendant facilement, est epu employé en menuiserie. Il a le même usage que le hêtre

 

 

 

 

 

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Les espèces indigènes sont le pin, le sapin, l’épicéa et le mélèze

 

Pin

Propriétés :  bois séchant vite et bien, tendre, facile à travailler et à imprégner, susceptible d’être collé. Sensible aux champignons, si bien qu’il est peu durable en plein air sans préservation.

 

Utilisation :  bois de constructions intérieures et extérieures (après imprégnation), meubles (massif ou plaqué), sols, bardages, fenêtres, caisses, piquets, laine de bois, matière première pour panneau de particule.

 

 

Son bois à l’aubier blanc et le cœur rougeâtre. Les variétés les plus répandues sont les suivantes :

 1°) Le pin sylvestre du Massif central.

 2°) Le pin maritime des Landes et de la Gironde, dont l’écorce est rugueuse.

 3°) Le pin d’Alep, ou de Jérusalem, ou pin blanc, qui pousse dans la région méditerranéenne.

 4°) Le pin de Corse, qui croît dans les Cévennes et les pyrénées.

Sapin

Propriétés :  bois très tendre, facile à travailler et à imprégner, peu durable en plein air sans préservation.

 

Utilisation :  constructions d’intérieur, meubles ; à l’extérieur après traitement de préservation ou imprégnation : revêtements de façades, poteaux. Fabrication du papier.

 

C’est un arbre à cœur et aubier confondus. Les meilleures essences viennent des Vosges, de la Lorraine et du Jura.

 

 

 

Epicea

Propriétés :  bois résistant, très tendre, léger, facile à travailler ; s’imprègne difficilement. Peu durable en plein air sans traitement préservatif.

 

Utilisation :  construction de bâtiments, charpentes, bois lamellé-collé, plafonds, boiseries, meubles, parois, poteaux, piquets, instruments, perches à haricots, tavillons, papier, cellulose, contreplaqué. Il faut protéger le bois d’épicéa exposé aux intempéries.

 

 

L’épicéa, appelé encore faux sapin, ou sapin blanc, diffère du sapin par ses feuilles à quatre angles et ses fruits pendants. Son bois, d’un blanc brillant, est très apprécié des menuisiers.

Quelques variétés d’Europe centrale, des Vosges et du Jura donnent des bois de résonance recherchée pour la fabrication des instruments de musique.

 

 

 

Mélèze

Mélèze

Propriétés :  bois tendre, durable, se travaillant facilement. L’aubier s’imprègne moyennement.

 

Utilisation :  constructions et revêtements extérieurs et intérieurs : constructions hydrauliques, bois de mine, meubles, cadres de fenêtres, placages, bardeaux.

 

 

Cet arbre est à feuille caduques. Son bois, lourd et résistant, est pratiquement indestructible. Il sert à la confection des pieux, des poteaux, des merrains de tonnellerie.

 

 

 

 

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On désigne ainsi les bois qui proviennent des régions tropicales. Ils sont quelquefois appelés improprement bois des îles. Ils sont caractérisés par leur couleur vive et leur grande densité.

 

L’importation de ces bois est de plus en plus grande; limitée au début aux bois d’ébénisterie; elle s’étend maintenant aux bois industriels. l’acajou est une des espèces les plus employées. de couleur rouge, de grain fin, il prend un beau poli. Il présente l’avantage de ne pas gauchir. On distingue l’acajou du Gabon (Okoumé), l’acajou du Sénégal et l’acajou de Cayenne. Les autres essences importées sont le teck ou chêne des Indes, de couleur brune, le tulipier, le bois de rose, le palissandre, de couleur foncée, et l’ébène noir. Citons encore le gaïac, de couleur brune à veines jaunes, qui résiste très bien au frottement et sert à la fabrication des coussinets et des grains de crapaudine. Le cèdre est un arbre exotique résineux, de grandes dimensions. Originaire du liban, il pousse en Algérie. Son bois est employé en ébénisterie; en menuiserie et en charpente. La construction des planeurs et petits avions de tourisme utilise d’autres bois exotiques : limbo, balsa.

 

 

Pitchpin

 Le pitchpin est un pin d’origine américaine. Son bois jaunâtre, zébré de veines rougeâtres, est utilisé en menuiserie, en ébénisterie et en carrosserie.

Dans la catégorie des bois exotiques, nousrangerons les bois de sapin provenant de la Suède et de la Norvège, appelés « bois du Nord » . On distingue le sapin blanc et le sapin rouge, plus résistant, plus fin et plus riche en résine.

 

Différences entre les feuillus et les résineux

 

Feuillus :

Nourriture :
la sève
Type de sol : fertile
Croissance : lente
Silhouette : diverses
Fruits : très varié
Tige : droite puis divisée
Cime : en forme de boule

Structure : complexe
comporte 3 ou 4 types de cellules :
– Les fibres courtes (assurent la rigidité)
– Les vaisseaux (conduisent l’eau)
– Les cellules de réserve
– Les rayons médullaires

Résineux :

Nourriture : la résine
Type de sol : nettement moins riche
Croissance : rapide
Silhouette : conique
Fruits : Conique (carotte ou pomme)
Tige : Unique et droite
Cime : conique

Structure : simplifiée
Un seul type de cellule qui constitue la masse du
bois et sert de conduite pour l’eau.
Fibre longues.

 

 

Nota  : cet article est toujours en cours de construction …..

Arolle

Propriétés :  bois très tendre, fibreux, léger, se travaillant bien, séchant vite avec peu de fentes, peu durable en plein air.

 

Utilisation  :  aménagements intérieurs, boiseries, meubles, cadres de fenêtres, récipients, sculpture, tournage, placages, tavillons.

 

Cerisier

Propriétés :  bois moyennement dur, de bonne qualité mécanique, comparable au frêne, se travaillant bien en surface.

 

Utilisation :  bois convenant très bien pour les aménagements intérieurs luxueux, meubles, placages, marqueterie, objets de luxe, instruments.

 

Douglas

Propriétés :  bois mi-dur, facile à travailler, de conservation moyenne en plein air.

 

Utilisation :  bois de construction pour l’extérieur et l’intérieur ; ponts, bois de mine, constructions hydrauliques, construction navale, parquets, caisse, panneaux forts, placages.

 

Limba

Propriétés :  suivant sa provenance, le bois varie de couleur et de structure. Il est jaunâtre, brunâtre mat, souvent foncé ou brun-noir chez les sujets âgés.

 

Utilisation :  éléments de meubles, panneaux de portes, cadres de fenêtres, aménagement intérieur, etc.

 

Teck

Propriétés :  se travaille facilement et proprement avec tous les outils ; se tranche, se déroule, se tourne, se rabote, se fraise et se perce bien.

 

Utilisation :  surtout dans la construction navale mais aussi pour la confection de meubles de valeur. Dans ses pays d’origine, on l’emploie pour la construction.