Le verni est composé d’un solvant et d’une résine. Le solvant dilue la résine et s’évapore dans l’air de la maison après sa pose en laissant durcir ce qui forme le verni. On regroupe les vernis de plancher en bois  sur la base de leur solvant: les produits à base d’eau, à base d’huile ou à base d’alcool.

 

Le choix du verni

 Merci à Sylvain Roy pour son analyse ici détaillée. Le verni est composé d’un solvant et d’une résine. Le solvant dilue la résine et s’évapore dans l’air de la maison après sa pose en laissant durcir ce qui forme le verni. On regroupe les vernis de plancher en bois  sur la base de leur solvant: les produits à base d’eau, à base d’huile ou à base d’alcool.

 

 Les résines peuvent être à une composante, à plusieurs composantes distinctes ou à une composante modifiée chimiquement par une autre. Dans le cas des résines constituées de deux composantes pures, celles-ci se lient ensemble sans se modifier comme l’acrylique et l’uréthane. Dans ce cas, le feuil du verni bénéficie des avantages des deux composantes.

 Dans le cas d’un verni modifié, il s’agit d’un tout nouveau produit dont les caractéristiques sont différentes du produit de base. On parle alors de verni hybride tel que l’uréthane modifié à l’huile et soluble dans l’eau de la compagnie Saman. Dans ce cas, il s’agit donc d’un verni pour plancher de bois  à base d’eau (le solvant) mais avec une résine uréthane-huile.

 

Le verni à base d’eau

 Le verni qui utilise l’eau comme solvant est considéré comme le plus sain pour la qualité de l’air des maisons car en séchant il dégage peu de vapeurs toxiques. C’est un produit qui peut être posé par des néophytes, qui sèche très rapidement, qui ne jauni pas et qui se nettoie facilement à l’eau et au savon.

 Selon l’expert québécois Sylvain Roy , une entreprise spécialisée dans la distribution de planchers de bois de qualité dans la région de Montréal, la technologie des vernis à base d’eau a évolué très rapidement depuis quelques années et ils sont plus sains pour les occupants et pour l’environnement.

Auparavant, ils étaient peu durables,mais aujourd’hui certains d’entre eux, comme le verni Extreme avec catalyseur de Saman, sont trois fois plus résistants à l’usure que les vernis uréthanes communs de type « crystal ».

 Selon lui, comme consommateur, il faut les exiger auprès des entrepreneurs car ceux-ci croient encore, à tord, qu’ils sont peu durables et qu’ils résistent mal à l’usure.

 

Les vernis à l’huile

 Dans cette catégorie on retrouve les polyuréthanes qui durcissent à l’air et les uréthanes qui durcissent à l’humidité. Les polyuréthanes sont des produits destinés aux consommateurs alors que les uréthanes sont essentiellement posés par des entrepreneurs en plancher de bois .

 

 

Les vernis à l’alcool

 Utilisé depuis environ 25 ans en Suède, le verni à l’alcool est utilisé au Québec depuis 2005 par des entrepreneurs spécialisés en planchers de bois . C’est un produit aussi résistant que l’uréthane et aussi toxique, mais il a quelques avantages importants.

 Il sèche en une heure seulement, ce qui permet de faire tout le travail en une seule journée et de limiter la durée des odeurs. Il ne nécessite pas d’humidité pour mûrir, il est donc possible d’ouvrir les fenêtres pour ventiler les pièces et réduire l’odeur et la toxicité de l’air durant et après les travaux. Il est disponible en fini lustré, semi-lustré ou satin. Le verni à l’alcool ne masque pas le grain du bois comme les polyuréthanes. Comme les vernis à l’eau, ils ont l’avantage de ne pas coller les planches de bois  ensemble. On rassemble sous cette appellation les vernis de conception ancienne dont le solvant principal sinon unique est l’alcool éthylique. lls ne nécessitent aucun matériel spécial de mise en oeuvre et n’exigent que de minimes précautions d’emploi. lls restent parmi les seuls utilisables sans une sérieuse ventilation et dégagent une odeur discrète pour une faible toxicité. Le solvant étant très volatil, les vernis à l’alcool sont pratiquement toujours appliqués au tampon (mèche de coton chargée d’alcool et de gomme laque enveloppée dans une toile) après une préparation spécifique des bois (rebouchage des défauts du support,ponçage avec mouillage du bois, réchauffage pour raviver les bois à la tonalité trop fade ou éventuellement mise en teinte, huilage par une imprégnaüon légère et superficielle à l’huile de vaseline, bouche-porage de préférence avec de la ponce 000 en poudre) qui doit laisser leur surface parfaitement uniforme et lisse.

 

Le polyuréthane

 Le polyuréthane est un verni à base d’huile additionné de résine uréthane. C’est un produit peu résistant à l’usure et aux égratignures. Sa résistance au test d’usure Taber démontre une perte de 53 mg (milligrammes) comparativement à 16,5 mg pour un uréthane modifié à l’huile avec une base d’eau. De plus, il jauni rapidement, il sent très fort et il est très long à sécher (16 à 24 heures).

 Le polyuréthane est encore populaire pour les planchers en bois car il est économique à l’achat et qu’il est relativement facile à poser par un bricoleur. On le pose en trois couches: un scellant et deux couches de finition en ponçant légèrement entre les couches. Il se pose à l’aide d’un rouleau à poils courts (5 ou 6 mm).

 On doit surtout éviter de le poser sur les plancher en bois lorsque la température est supérieure à 25’C ou lorsque le taux d’humidité est supérieur à 75%. Sa durée varie de 3 à 8 ans selon l’utilisation. Personnellement, je le déconseille totalement.

 

 

L’uréthane (le crystal)

Après son interdiction totale aux États-Unis depuis plusieurs années, la fabrication de l’uréthane devrait enfin être interdite au Canada à partir de 2011 et sa pose comme produit de finition de plancher devrait être interdite à partir de 2013.

 C’est un produit très toxique qui a été populaire dû à sa brillance élevée, son faible jaunissement et à une réputation de durabilité basée sur sa comparaison avantageuse avec le polyuréthane. Il est vrai qu’au test d’usure des planchers en bois , l’uréthane résiste beaucoup mieux que le polyuréthane modifié à l’huile. Il perd 24 mg contre 53 mg, cependant, cela demeure moins bon que plusieurs vernis à eau beaucoup plus écologiques.

 L’uréthane est aussi un produit difficile à appliquer car il mûrit à l’humidité. Il exige un minimum de 50% d’humidité mais il peut supporter 80% d’humidité si la température n’excède pas 25’C. L’utilisation de l’uréthane est surtout problématique en hiver. Peu de maisons ont un taux d’humidité de plus de 50% en hiver. Il faut donc ajouter un humidificateur dans la maison quelques jours avant la réalisation des planchers de bois  et fermer toutes les fenêtres pour maintenir le taux à 50% après l’application.

 Pour les mêmes raisons, il faut éviter de le poser lorsque les planchers en bois sont exposés au soleil car le verni peut sécher trop vite et former des cratères ou des écailles de poissons. Étant donné la toxicité du produit lors de sa pose il faut vider le réfrigérateur et le congélateur pour ne pas contaminer les aliments.

 

Le verni tampon

 C’est le vernis le plus ancien, le plus connu, le plus fin mais aussi le plus délicat d’application. ll se compose simplement de gomme-laque dissoute dans l’alcool pur. Il exige une bonne habileté manuelle  » un bon tour de main, comme on dit  » et une grande patience. Très utilisé dans le temps en ébénisterie, il est de moins en moins appliqué de nos jours sauf en restauration. C’est pourtant toujours, et de loin, celui qui permet la finition la plus fine sur les objets et meubles en bois les plus délicatement ouvragés. Il présente cependant l’inconvénient de ne pas être à l’épreuve de l’eau ou de l’alcool, mais la surface est facilement réparable.

Vernis tampon blond :
Pure gomme-laque. Finition brillante,donne un brillant très chaud, met en valeur le bois en avivant le veinage.

 Vernis tampon blanc :
Pure gomme-laque blanche.

Vernis tampon noir :
Pure gomme-laque teintée.

Vernis anglais :
Pure gomme-laque. Vernis tampon à charge rapide et séchage accéléré.

Vernis cerise :
Pure gomme-loque. Vernis tampon à charge rapide et séchage accéléré.

Vernis à mécher blond :
Gomme-laque + résines pour finitions rapides, donne un aspect ancien.

Vernis copal :
Pure gomme-loque et résine. Vernis brillant très clinquant, appliqué à la ouate, ou velours ou à la brosse en une seule couche.

Vernis noir japonais :
Vernis copal très brillant.

Vernis Solideau :
Vernis tampon pure gomme-loque. Très brillant, très transparent. pour la finition au tampon de meubles de style.

 

Le verni à mécher

 Les vernis mèches sont appliqués ordinairement avec un tampon de mèche bien humide soit directement sur des bois naturels ou teintés pour des finitions rapides et naturelles, soit sur des bois teintés, passés à la cire et brossés pour des finitions de qualités supérieures mais toujours rustiques. l’aspect satiné, soyeux est très flatteur mais malheureusement très fragile. Un aspect similaire, mais plus résistant, peut être facilement obtenu en passant auparavant une sous-couche de vernis polyuréthane.

 

La mattine

 Elle s’applique comme le vernis tampon, sur les mêmes fonds, mais avec une grande facilité et rapidement. ll est plus facile de déposer rapidement l’épaisseur désirée mais, en revanche, le brillant est moins profond, plus grossier et moins durable. Si la mattine ne permet cependant pas une finition aussi fine que celle offerte par le vernis tampon, elle offre un travail plus « réaliste ou naturel ». Dans le secteur de la brocante, on peut appliquer les mattines directement sur des bois encaustiqués ou comblés à la cire.

 

Le copal

 Le copal est un vernis brillant à l’origine et très « bling bling » que l’on passe régulièrement en une seule couche sans hésitations ni reprises sur des surfaces déjà remplies et rechargées. ll permet d’obtenir un aspect brillant sur toutes les parties qui ne peuvent pas être éclaircies au tampon (chants, moulures, sculptures, etc.). ll s’applique très simplement à l’aide d’une brosse souple, d’un petit tampon ou d’une éponge à copaler. pour une surface plus importante, on procède rapidement par bandes successives avec un léger recouvrement pour que le vernis déposé à chaque passage puisse se mélanger et s’égaliser avant de sécher.

 

Les vernis d’imprégnation

 Destinés à « imbiber » les supports tendres pour en renforcer la protection, ils permettent également une très bonne adhérence des couches successives.

 

Les vernis brillants

 Ces vernis seront d’autant plus brillants que leur séchage sera lent. En revanche, ils ne sont pas égalisables mais se rattrapent dans certains cas par ponçage et polissage.

 

Les vernis satinés et mats

 Ce sont les plus courants et les plus faciles à appliquer. Le séchage, comme le temps d’attente entre deux applications, est relativement court. Les retouches ne peuvent être faites que par une reprise totale de la pièce.

 

Les vernis isolants

 D’utilisation spécifique particulière et occasionnelle, les vernis isolants permettent par exemple le vernissage de bois gras (teck, iroko, etc.), la suppression de l’inhibition de séchage du palissandre, ou la mauvaise adhérence de certains supports due aux remontées de colle. pour faire court, son but est de permettre l’adhérence d’un vernis sur un support difficile quelle qu’en soit la cause.

 

Les fondurs

 Sous-couche pour finition (pas uniquement polyuréthane), le fondur permet de par son fort pouvoir garnissant et une parfaite résistance à la détrempe un remplissage partiel ou total du support avec un minimum d’opérations. Une fois le support « rempli » et « bloqué »,il sera possible d’appliquer n’importe quelle catégorie de finition type « pore fermé ».

 

Problèmes de qualité des vernis à l’huile

 Parmi les autres difficultés reliées au marché des vernis à l’huile, il est difficile pour un consommateur de s’assurer d’un produit de qualité. Les produits ont des taux de solides variant de 30 à 42% ce qui signifie que trois couches d’un produit peuvent équivaloir à deux couches d’un autre. De plus, il est facile pour un entrepreneur en plancher de bois de couper le verni avec un diluant pour le rendre encore plus faible.

 

 

Problème d’effet de bloc

 Les vernis à l’huile collent les planches de bois ensemble provoquant en hiver un effet de bloc. Durant la saison de chauffage, le bois sèche davantage et rétrécie. Le rétrécissement sur chaque planche peut être de l’ordre de 1 mm, ce qui est peu apparent. Mais lorsque les planches sont collées et qu’elles se séparent en blocs de 4 ou 5 planches les espacements sont alors cumulés et créent de larges fentes inesthétiques de 4 à 5 mm.

La Varlope vous conseille d’aller sur les site des frères NORDIN en recopiant ce lien : http://www.loisircreatif.net