Pour réduire au minimum les inconvénients du retrait, on est conduit à sécher les bois.
Deux méthodes sont employées : le séchage à l’air, ou séchage naturel, et le séchage artificiel.
La Varlope vous propose de les examiner attentivement.


Séchage à l’air.

Les bois sont exposés à l’air dans un endroit peu ensoleillé pour que le séchage ne soit pas trop rapide. Les grumes sont placées sur des chantiers bien aérés, en maçonnerie ou en mâchefer, possédant une légère pente. Le mode d’empilage varie avec les essences.

Les bois blancs sont montés en piles creuses triangulaires ou carrées. Pour les bois durs, demandant un séchage lent, l’empilage est plus serré. On constitue des lits de planches séparés entre eux par des liteaux appelés épingles. Les bois peuvent aussi former des plots reproduisant la bille . Les piles doivent être protégées du soleil et de la pluie par une toiture. Il faut les établir dans un endroit bien aéré. De temps en temps, il faut les remanier et placer au sommet les bois de dessous.
Lorsque les bois ont perdu environ les trois quarts de leur humidité, on procède à leur emmagasinage. Le magasin à bois doit avoir une toiture étanche et un sol en ciment légèrement surélevé par rapport au sol extérieur. Les ouvertures doivent permettre de créer des courants d’air par temps sec et de les supprimer par temps humide.
Les bois blancs sont placés debout contre les murs; les bois durs, empilés et épinglés comme il est expliqué plus haut.
La durée du séchage est variable avec les essences : deux ans en moyenne pour les bois blancs, trois à cinq ans pour les bois durs. Pour les bois épais, on compte un an par centimètre d’épaisseur.
Le séchage à l’air augmente sensiblement le prix de revient des bois. On réduit sa durée en les immergeant, au préalable, dans l’eau courante ou, de préférence, dans l’eau de mer pendant quelques mois.
L’eau, en pénétrant dans le bois, chasse la sève et son éva-poration s’effectue plus rapidement que celle de cette dernière.

Séchage artificiel.


Les principaux procédés sont:
L’étuvage.
Le séchage par ventilation.
Le séchage à l’ozone.

Étuvage.
On envoie dans une chambre close ou étuve de la vapeur à basse pression. Les bois qui séjournent dans cette étuve sont pénétrés par la vapeur qui entraîne la sève. L’eau de condensation est d’abord colorée. Lorsqu’elle sort limpide, l’étuvage est terminé.
La durée de l’étuvage est de trois à huit jours environ. A leur sortie, les bois ont un degré d’humidité de 14 % environ.
On les laisse huit jours à l’extérieur (période de stabilisation). Leur degré d’humidité remonte à 15 ou 16%. On peut ensuite les façonner.

Séchage par ventilation.
Les bois empilés dans des chambres sont traversés par un courant d’air chaud qui se charge de leur humidité pour l’évacuer à l’extérieur. Ce procédé est souvent utilisé après le précédent. L’air est chauffé par une chaudière à eau qui peut utiliser des déchets de bois comme combustible.

Séchage à l’ozone.
Les piles de bois sont traversées par un courant d’air conte nant de l’ozone qui est un gaz plus oxydant que l’oxygène.
Ce procédé présente sur les précédents l’avantage de détruire complètement les éléments fermentescibles.